Paris Gâchis !

Il y a différentes manières de lire une semaine Européenne qu’on attendait tant. La fameuse image du verre à moitié vide ou à moitié plein. On a l’impression légitime d’avoir retourné dans tous les sens le film du match de Madrid où on a oublié un peu vite que Paris avait su bousculé son adversaire. Pour rien ? On verra le 6 mars. Au retour. L’essentiel étant, ce qui explique l’appel au peuple de Rabiot par exemple, que ce même Rabiot a inscrit le but de l’espoir à l’extérieur. Ce n’est jamais bon d’avoir des regrets et on en a des tonnes.
Au delà d’un arbitrage limite, d’un coaching incompréhensible, il y a ce groupe, cette équipe qui pose problème.
Je ne veux pas rentrer dans les détails des erreurs d’arbitrage qu’on ne peut occulter. Je m’interroge toujours par contre sur ce coaching frileux, incroyable de médiocrité et si surprenant de la part d’un entraîneur si pétillant à Séville devenu livide sur son banc à Paris. Changement de Monde ? Pression démesurée ?
Je ne comprends pas comment lorsque tu tiens ton match tu peux enlever un buteur qui travaille en plus défensivement, Cavani. Au delà de la sortie de l’uruguayen tête basse, il y a toute une modification tactique qui fait monter Alves d’un cran, et placer Mbappé transparent dans un axe offensif où il s’est perdu. Quand pour couronner le tout, tu as sur le terrain, une starlette, Neymar et non plus une star, les choses se compliquent quand tu additionnes la présence de Di Maria, ton leader du moment sur le banc.
On avait traîné dans la bouillasse Laurent Blanc qui un jour « sans  » avait placé Aurier dans son axe défensif. Ça fait deux fois, à Barcelone et donc à Madrid, le tout en 12 mois que Emery se rate tactiquement. Encore heureux que la défense ne soit pas tombée dans la marmite du ridicule, aidée par un bon Areola.
Il faudra aussi peut-être un jour et c’est nouveau à Paris , se pencher le problème  des latéraux. On connaît leur importance et la difficulté à trouver ceux qui savent aussi bien défendre qu’attaquer mais Paris en possède-t-il pour viser une finale de Ligue des Champions ? Au delà du match, des espoirs d’un retour enchanté, Paris décide aussi  de rentrer dans les pages des magazines people plus que sportifs.
À Madrid, en pleine crise, personne n’a parlé, ne s’est plaint ni n’a gémi.
Cristiano travaillait. Ses coéquipiers aussi. Le staff s’est muré dans le silence ou expliquait cette mauvaise passade en positivant toujours. Zidane a fait le dos rond patiemment.
À Paris voilà maintenant que les femmes des joueurs critiquent le staff et que l’agacement se répand comme une tache d’huile un jour de vidange ratée dans un vestiaire interloqué par les choix d’un coach dont les semaines sont comptées. Et Neymar ? Non j’arrête… Attendons le 6 mars pour se faire une idée d’un joueur phare venu dans la capitale pour gagner des titres et un ballon d’or.
Oui aujourd’hui je le dis clairement je préfère voir Marseille amoindri et conquérant et savourer la combativité de Lyon qui allie talents individuels et force collective.
Les deux clubs français engagés en Europaleague ont trouvé des ressources pour battre deux bonnes équipes, Braga et Villarreal.
Oui je sais, ce n’est pas la Ligue des Champions ni le Real en face, mais ne vaut il mieux pas à ce train là être le roi dans une cour plus petite que de se voir toujours trop beau et trop fort, pour quel résultat ?

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